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November 23 Ne rêvons nous pas tous d'éternel ?Les choses durent ce qu'elles durent
Ce qui est beau est de les vivre
L'on aimerait qu'elles perdurent
Mais d'illusions nous rendons ivres
Dure ce que dure la douce ivresse
Si tant est qu'elle soit bien sincère
Ce sont les gages et les promesses
Qui nous font vibrer sur cette Terre
Laissons de côté les statiques
Les abonnés conservateurs
Qui n'ont qu'amours morts pour portiques
D'une vie gâchée dans leur torpeur
Acceptons nos étapes de vie
Comme autant de sources de richesse
Tant que demeure en nous l'envie
Vibrons ensemble sans chaine ni laisse
November 22 Shalom à loukoumLibre penseur, chien d'infidèle
Aucun texte d'Homme ne m'enchaine
Serait-il prétendu divin
Que je le traduirais en mien
Les Hommes déclinent la main de Dieu
En sceptre justifiant leur assise
Sur trône tissé de faux enjeux
Bien loin de là, je supervise
Les pleurs des mères sont les mêmes
Qu'elles soient Juives ou Musulmanes
Indoues, Chrétiennes ou sans Emblême
Celà reste des pleurs de femmes
Que ces menteurs sèment leurs pouvoirs
En fratricides et en misères
Selon les lignes des saints grimoires
Ismaêl, Isaac sont deux frères
...
November 21 La MoucheBizzz, fait la mouche en volant
S'épuise en jouant dans le vent
S'aiguise en cherchant bel amant
Et mise sur ses attraits charmants
Elle crise en quête d'absolu
S'enlise en tant d'amours perdus
Surprise au détour d'une rue
Une prise se dessine, ingénue
Pose bise sur cet homme en passant
Et wizzz, elle repart dans le vent
Réalise comme son goût est troublant
Se grise à son corps défendant
Révise toute sa philosophie
Se brise un passé de folies
Eprise pour cet homme de la nuit
Exquise est désormais sa vie
Bizzzzzz
November 18 Palettes s'emmêlentJeune âme pure, ne t'inquiète des sombres démons de mon histoire
Toi qui est vierge, ou presque, sache que je gère mon côté noir
Tu es une fleur à peine éclose et je sens en toi le parfum
Délicatesse même d'une rose venant tatouer mon jardin
Bien que je crois que noir plus noir puisse générer de la couleur
J'éprouve une sereine attirance pour tes pigments sans peine ni peur
Je m'en dévêt de mes linceuls pour les troquer contre habits vierges
Sors une palette de mon deuil pour peindre nouvelles mers, nouvelles berges
Je me sens l'âme d'un voyageur à la découverte de tes terres
Ai la patience et la candeur d'un nouveau venu en ta sphère
Tu es une nouvelle énigme à déchiffrer sans nous lasser
Formant un monde aux milles reflets à découvrir à l'arrachée
Courant porteur de ta jouvance mêlée au vent de mon vécu
Comment ce navire en partance pourrait se fendre dans l'inconnu
Quand d'autres sombrent dans le confort de leurs vies fades et incipides
Nos deux palettes, couleurs et noir, naviguent en quête d'Atlantides
October 19 Nu tel un verNu tel un ver se retrouve en nouveau né
Plus de regard en arrière possible, le cordon de tout matériel étant tombé
Le ventre protecteur d'antan s'est vu cédé, les dettes du sang épongées
Plus de prétexte pour se retourner, nu tel un ver dos au passé
De gestation ayant duré deux ans en accouchement non sans douleur
Qu'il s'en est passé du temps, en phase tampon face à l'horreur
Pour aujourd'hui être planté là, quelque peu déboussolé
Sans vraiment savoir pourquoi ni quand ni où aller
Nu tel un ver face à devant, à l'horizon couvert d'un voile de brume
Est-elle belle, cette mer qui attend ? Est-elle tempête ? Est-elle écume
Emplie de sirènes ou de naufrages, d'une pénélope ou d'amertumes
Pieds dans les vagues, n'ose plonger, de peur que l'eau ne consume
Nouveau né, quelque soit son âge, découvre le monde en première fois
S'émerveille, tremble de peur. Cà y est, c'est l'heure des premiers pas
Désinvolture pour courage, membres au dedans tremblants à mots couverts
Inspire un coup, plonge à plus pied. Qu'on est bien dans l'eau, nu tel un ver
October 17 A la margeC'est en marge que s'écrit la véritable histoire
Par deçà la ligne rouge du cahier grand ouvert
La pleine page réservée au commun accessoire
Le "normal" du grand nombre s'accomodant d'oeillères
La grand place réservée à l'admis sociétal
Se complait à se lire sans faute d'orthographe
La marge vierge d'écrit, fi d'autant de banal
Laisse place aux créations, à l'esprit, aux paraphes
Quand l'écrit principal est bien droit dans ses formes
L'émargé s'encoquine d'une danse main levée
Brassé d'abréviations, diagonales et hors-normes
On y trouve le chaos du vrai monde révélé
Face au strict présenté au gré de l'étiquette
Au travers d'une ligne rouge placée là en miroir
S'exprime toute l'élégance du réel en goguette
La richesse des coeurs face aux règles du pouvoir
October 15 AbandonoDur réveil, un nouveau jour
En parfaite antinomie de l'harmonie l'ayant précédé
Une nuit à partager l'amour
Pour au lendemain se trouver abandonné
Qui n'a connu telle lacération
De perdre son coeur au jour qui suit une nuit de tendresse
De voir partir un amant sans raison
De rechercher père, mère, amis, frères, tous absents, en détresse
Mon nom en tatouage d'une lignée d'abandons
Je suis de ceux bercés par les parvis d'église
De pertes en deuils me manque le sens du mot pardon
Pourtant, dans le noir, je cherche âme qui m'exorcise
Je tatonne, finissant par me chercher moi-même
Perdu dans les méandres d'une vie décousue
J'appelle, hurle, personne ne répond "je t'aime"
Fais une pause, hagard, adossé à un mur nu
Mon regard fou cherchant en aveugle quelque solution
Pourrait n'en voir passer la divine providence
Le trop plein de passion portant vers déraison
J'en viens à oublier les sources mêmes de l'absence
Qui n'a connu l'abandon en mesure-t-il la chance
Quand d'autres, force de cumul, ont la peau burinée
Toujours se relever, faire face à l'existence
Pour une nuit tombée, à notre tour, abandonner
October 08 Sans issueSeul face à l'aube d'un nouveau jour
Gisant au sol à bras ouverts
Mes veines coulent d'encre sur le sol
Expiant mes fautes sans mot couvert
Souvenirs en tête, l'oeil vers nulle part
Regard en arrière pour un temps
Braquant ailleurs que l'outre-tombe
Qui nous rapproche, chemin faisant
Jonche mon corps à flots perdus
Le parquet buvant larmes rouges
Mes sens se perdent dans les abysses
D'un infini où rien ne bouge
L'expiration est en mon dos
Lui fait face sa soeur qui arrive
Elles en revêtent un quotidien
Le passeur vogue de rive en rive
October 07 Et si demain...Chaque nuit, l'heure du lit s'approchant
La peur me prend entre ses dents
Quelque soit le temps du sommeil
J'appréhende une nuit sans réveil
Pas un coucher n'en est exempt
Des spasmes surviennent de temps en temps
Sous les nerfs subissant morsure
De cette crainte née d'une blessure
Un jour, j'ai rencontré la mort
Elle a déchirée âme et corps
Portant un terme aux illusions
D'une vie infinie de passion
Depuis, chaque soir, sans exception
A l'heure des rêves et des visions
Ma peau se tend, mes sens espèrent
Que la nuit sera sursitaire
September 15 Langues de PutesLes rumeurs de basse-cour sont à la hauteur de ceux qui les émettent
Bruits de cancrelats dignes des fiantes qui les écoutent
Caquetez sur les autres, coquelets et poulettes
A défaut d’avoir une histoire, de suivre vos propres routes
Vos esprits raz-de-terre sont entachés de vil
Et à défaut de plaire, vous comblez votre non-sens
De marque de faiblesses à chercher celle des autres en votre insubtile
Ne trouvant pour autant en vous quelque substance
Vous êtes tellement vides dans vos vies si putrides
Exemples de déjections par excellence, face à la vie qui vous entoure
Vous croyants si supérieurs derrières vos masques sordides
A l’heure du bilan, votre escroquerie sera mise à jour
Haut et fort, je le dis, vous n’êtes que puanteur
Et vos langues fourchues sont gangrène en bouches de gueux
Culs de putois pour orifices mêlant l’odeur à vos laideurs
C’est avec grand plaisir que je tends majeur face à vos yeux
Vous êtes vous mêmes risibles, autant que méprisables
Car combien d’entre vous ai-je déjà vu ramper
Gémir comme lavettes face à leurs vies minables
Illusion de consistance, allez-y, médisez
Sur votre tombe on lira : il ou elle a médit
Quand celles de vos voisins seront fleuries d'abondance
Leurs vies comblées en miroir des vôtres pourries
Nous pisserons sur vos restes, de par nos existences
September 13 En attendant LaTouche d'Ukraine en une nuit
Lors d'un week-end ensoleillé
Une peau aussi blanche que le lait
Bien loin de Kiev comme de Paris
Nouvel éphémère de ma vie
Encore une fois aucune suite
Appel d'échange puis une fuite
Nulle attache, qu'il en soit ainsi
L'océan pour unique témoin
Sans sentiment, juste un échange
Un rappel comme on se mélange
Chacun sa route pour lendemain
Touche d'Ukraine, demain c'est Split
Peut-être Aukland, encore Beyrouth
Je ne sais où me mène ma route
Seule certitude, la vie m'invite
September 12 En post flash d'une première priseRecroquevillé, le corps en spasme, tout tangue, balance en un va et vient de mal-être.
Les poumons brûlent, gonflent puis se serrent, comme hésitant entre ex et implosion.
Les tripes ne sont plus qu’une énorme crampe, enflammées par un froid glacial enrobé de fournaise.
La peau tendue lance une alerte à son auto-écartèlement. Elle gratte, démange, se fissure, l’esprit malade en complice, pour ne plus être que crevasse.
Les sens s’absentent, ne laissant place qu’à la douleur irréfléchie.
Les poings se ferment, ongles en chair, cognent sol et murs, semant en champs de béton les graines en perles d’un liquide rouge sombre. Il accompagne à perfection les flots salés, pourtant bien fades et insipides au présent, dégueulés par les pores gelés d’un corps écorchure.
Le visage n’est plus que grimace au chevet d’un encéphale en berne.
L’état de manque n’est qu’appel en hurlement de tout un être à l’abandon, intelligence éteinte laissant place libre à tout excès, si peu qu’une dose puisse en couler comme un sursit en veine à l’autopsie déjà prononcée d’une mort en devenir.
September 06 Péché MignonSens-tu couler en ta gorge, ce doux fluide fondu en bouche ?
Goût sucré au débouché d'instants d'interdits plaisirs
A l'origine, un solide sensible aux effets d'une langue
Emprise sensuelle du sucer, à en emplir l'âme de désir
Aimes-tu le dompter au gré de tes lèvres humides ?
Sublime esquisse d'un peu plus en redemande
Nourrier la faim d'un péché capital insaciable par définition
Assouvir cette envie toute naturelle de suaves frissons
Raconte moi, exprime toi, dis moi tes sensations
Car je souhaite connaître ton avis sur cette passion en partage
Cette bucale attraction flirtant avec notre déraison
D'un amour, peux-t'on parler pour cet attrait à la succion ?
Je ne puis m'en passer en ma vie de pécheur assumant mes excès
A vouloir partager mon chemin, tu ne peux qu'adhérer à cet attrait
Car je suis assujetti à cette délicate drogue douce
Pour ma part, elle est au lait, en 200g d'éléphant, packagé de rouge
... ;-)
September 02 A Plume et A SangComme la plume de sang met du coeur à l'ouvrage
A tatouer l'auteur tout au long de son âge
Abreuvant sa soif de nouveaux maux à graver
En source intarissable lui servant d'encrier
Fil du temps, fil des lignes tracées en profondeur
Se succèdent en abîmes les rides de l'auteur
De blessures en sourires se forment les sens d'une oeuvre
Par le biais de la plume qui jamais ne se seuvre
Quelques fois, un désert vient s'inviter en pause
Mais le sang ne demande qu'à reprendre la prose
Et si l'auteur à sec ne dit mot pour un temps
En manque, il reviendra déverser ses élans
Car sa plume est à vif et la source en son flanc
N'est que brèche, écorchure, vers un coeur en tourment
Que les muses et le vide s'amusent à saigner
Nulle chance que les lignes viennent à s'assécher
July 13 Au jour des allocs, argent devient liquideDeux heures du matin, à Toulon
Hôtel du centre appelle l'envol
Je sors en ville, croise les bas fonds
Les poulets circulent et contrôlent
Un bar du port stoppe mes pas
Un verre enchaine le précédent
Dehors, la faune saoule se bat
Les cannettes volent, un mec s'étend
Deux lascards se prennent pour gorilles
Ayant cru entendre une insulte
Bombent le torse, çà part en vrille
Pathétique réflexe d'incultes
Même la taulière cherche des noises
Sens grisés par les sky nocturnes
N'oubliant pour autant l'ardoise
De ses clients en infortune
Un coin de peuple ainsi croisé
Imbibé de tous les excès
Un soir d'allocations versées
Sitôt en liquide dilluées
Mon dernier verre vidé, payé
Je m'en retourne vers un lit
Sans m'arrêter bien qu'aguiché
Par la rue et ses filles d'une nuit
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A toi d'écrire...
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