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    November 28

    Soleil Noir

     
     
    Le soleil vire au noir, ce soir
    Triste, il s'en va se terrer au revers des nuages
    Tel un kleenex jeté après usage
    Cet ustensile où l'on se mouche du passé et dans lequel on ne met nul espoir
     
    Le soleil est bien noir, non pour la première fois
    Les lunes se succédant s'échappant après avoir séché leurs larmes
    Eclipses après éclipses, nulle suite aux charmes
    Ses rais de chaleur naturelle se retrouvent mis à froid
     
    Le soleil a donné une nouvelle fois sans compter
    A tous, fils, amis, parents, autre, sans merci ni égard
    Le voici en post office de buvard
    Se couchant comme il s'est levé, seul. Mais n'est-ce son coutumier
     
    Le soleil pleure, alité dans le noir
    De larmes qui s'évertuent à ne vouloir couler
    Amertume en gorge d'une de ces journées
    Perdue, dans l'inexorable tic tac qui le rapproche du dernier souffle d'espoir
     
    La marque k'Oly'nex, sponsor officiel de ce texte, vous remercie d'avoir fait appel à elle.Surtout, n'hésitez pas  à renouveler vos sollicitations. Pas chers, très utiles, ses services se mettent au rebus après exploitation. Ni stock ni engagement, n'est-elle pas belle, la vie ?
     
     
    November 25

    Galatée

       
     
    Galatée s'enferme en silence
    Au gué du fleuve de son errance
    Sous un ciel gris, une salamandre
    Gravée en chair la met en cendres
     
    L'esprit en rêves, elle prend la fuite
    D'un passé triste resté sans suite
    En quête d'un nouvel équilibre
    Assume fardeaux nés de sa fibre
     
    Agenouillée, elle veille la paix
    Qui doit germer un douze janvier
    Alors pourra-t'elle en sourire
    De nouveau entrevoir l'avenir ?
     
    Pour Galatée, toute ma pensée
    Tout mon amour en seize vers
    Belle néréide retranchée
    Libre d'entrer dans mon univers
     
    "Acis"
     
     

    Mes Gavroches

      
     
    Mes Gavroches, dans leurs gènes, ont le sirop de la rue
    A mes côtés, pavé battu, ils flânent vers l'inconnu
    Un banc se dessine sur trajectoire, ils sautent dessus
    Regards vifs, ils parcourent le trottoir, rires aux lèvres pendus
     
    Mes Gavroches font tourner les têtes des grands-mères attendries
    De beaux sourires sur leurs lèvres, les mamies reprennent vie
    De vieux bougons viennent à passer, mes lascars n'y prêtent gard
    Juste un écart sur leur lancée, puis nouvelle trajectoire
     
    Ils courent, ils vibrent, font un bruit monstre. La ville leur appartient
    Et je les suis en protection sans leur tenir la main
    Qu'une jolie fille vienne à passer, ils s'en foutent bien encore
    Sous sa jupette ou à côté, ils gambadent vers leur sort
     
    Mes Gavroches, dans leurs veines, ont le sirop de la rue
    Tout comme moi, père qui les aime, globe trotteur éperdu
    Cette belle brochette de trois Gavroches en totale liberté
    Sourit au monde à ciel ouvert, en joie et en gaieté
     
     

    Périph en bouche

     
     
    Périph en bouche, cent vingt à l'heure
    Conduite croisière sous projecteurs
    Les flasheuses n'ont pas vu le jour
    Il n'est de limite à l'amour
     
    Les bornes d'asphalte se déroulent
    Sur sièges avant, amants roucoulent
    Trois heures du mat', Paris dort-il
    Quand leurs délices sur route défilent
     
    Une rose, zen, posée sur les cuisses
    Le conducteur assume ses vices
    Vitesse maîtrisée, lèvres humides
    La passagère n'est incipide
     
    Alors se présente Pont de Sèvres
    Les quais ouvrent toute gorge à la sève
    Il faut calmer, cinquante compteur
    Les cognes racolent dans le secteur
     
     
    November 23

    Ne rêvons nous pas tous d'éternel ?

     
     
    Les choses durent ce qu'elles durent
    Ce qui est beau est de les vivre
    L'on aimerait qu'elles perdurent
    Mais d'illusions nous rendons ivres
     
    Dure ce que dure la douce ivresse
    Si tant est qu'elle soit bien sincère
    Ce sont les gages et les promesses
    Qui nous font vibrer sur cette Terre
     
    Laissons de côté les statiques
    Les abonnés conservateurs
    Qui n'ont qu'amours morts pour portiques
    D'une vie gâchée dans leur torpeur
     
    Acceptons nos étapes de vie
    Comme autant de sources de richesse
    Tant que demeure en nous l'envie
    Vibrons ensemble sans chaine ni laisse
     
     
    November 22

    Shalom à loukoum

       
     
    Libre penseur, chien d'infidèle
    Aucun texte d'Homme ne m'enchaine
    Serait-il prétendu divin
    Que je le traduirais en mien
     
    Les Hommes déclinent la main de Dieu
    En sceptre justifiant leur assise
    Sur trône tissé de faux enjeux
    Bien loin de là, je supervise
     
    Les pleurs des mères sont les mêmes
    Qu'elles soient Juives ou Musulmanes
    Indoues, Chrétiennes ou sans Emblême
    Celà reste des pleurs de femmes
     
    Que ces menteurs sèment leurs pouvoirs
    En fratricides et en misères
    Selon les lignes des saints grimoires
    Ismaêl, Isaac sont deux frères
     
    ...
     
     
    November 21

    La Mouche

      
     
    Bizzz, fait la mouche en volant
    S'épuise en jouant dans le vent
    S'aiguise en cherchant bel amant
    Et mise sur ses attraits charmants
     
    Elle crise en quête d'absolu
    S'enlise en tant d'amours perdus
    Surprise au détour d'une rue
    Une prise se dessine, ingénue
     
    Pose bise sur cet homme en passant
    Et wizzz, elle repart dans le vent
    Réalise comme son goût est troublant
    Se grise à son corps défendant
     
    Révise toute sa philosophie
    Se brise un passé de folies
    Eprise pour cet homme de la nuit
    Exquise est désormais sa vie
     
    Bizzzzzz
     
     
    November 18

    Palettes s'emmêlent

     
     
    Jeune âme pure, ne t'inquiète des sombres démons de mon histoire
    Toi qui est vierge, ou presque, sache que je gère mon côté noir
    Tu es une fleur à peine éclose et je sens en toi le parfum
    Délicatesse même d'une rose venant tatouer mon jardin
     
    Bien que je crois que noir plus noir puisse générer de la couleur
    J'éprouve une sereine attirance pour tes pigments sans peine ni peur
    Je m'en dévêt de mes linceuls pour les troquer contre habits vierges
    Sors une palette de mon deuil pour peindre nouvelles mers, nouvelles berges
     
    Je me sens l'âme d'un voyageur à la découverte de tes terres
    Ai la patience et la candeur d'un nouveau venu en ta sphère
    Tu es une nouvelle énigme à déchiffrer sans nous lasser
    Formant un monde aux milles reflets à découvrir à l'arrachée
     
    Courant porteur de ta jouvance mêlée au vent de mon vécu
    Comment ce navire en partance pourrait se fendre dans l'inconnu
    Quand d'autres sombrent dans le confort de leurs vies fades et incipides
    Nos deux palettes, couleurs et noir, naviguent en quête d'Atlantides
     
    October 19

    Nu tel un ver

       
     
    Nu tel un ver se retrouve en nouveau né
    Plus de regard en arrière possible, le cordon de tout matériel étant tombé
    Le ventre protecteur d'antan s'est vu cédé, les dettes du sang épongées
    Plus de prétexte pour se retourner, nu tel un ver dos au passé
     
    De gestation ayant duré deux ans en accouchement non sans douleur
    Qu'il s'en est passé du temps, en phase tampon face à l'horreur
    Pour aujourd'hui être planté là, quelque peu déboussolé
    Sans vraiment savoir pourquoi ni quand ni où aller
     
    Nu tel un ver face à devant, à l'horizon couvert d'un voile de brume
    Est-elle belle, cette mer qui attend ? Est-elle tempête ? Est-elle écume
    Emplie de sirènes ou de naufrages, d'une pénélope ou d'amertumes
    Pieds dans les vagues, n'ose plonger, de peur que l'eau ne consume
     
    Nouveau né, quelque soit son âge, découvre le monde en première fois
    S'émerveille, tremble de peur. Cà y est, c'est l'heure des premiers pas
    Désinvolture pour courage, membres au dedans tremblants à mots couverts
    Inspire un coup, plonge à plus pied. Qu'on est bien dans l'eau, nu tel un ver
     
    October 17

    A la marge

     
     
    C'est en marge que s'écrit la véritable histoire
    Par deçà la ligne rouge du cahier grand ouvert
    La pleine page réservée au commun accessoire
    Le "normal" du grand nombre s'accomodant d'oeillères
     
    La grand place réservée à l'admis sociétal
    Se complait à se lire sans faute d'orthographe
    La marge vierge d'écrit, fi d'autant de banal
    Laisse place aux créations, à l'esprit, aux paraphes
     
    Quand l'écrit principal est bien droit dans ses formes
    L'émargé s'encoquine d'une danse main levée
    Brassé d'abréviations, diagonales et hors-normes
    On y trouve le chaos du vrai monde révélé
     
    Face au strict présenté au gré de l'étiquette
    Au travers d'une ligne rouge placée là en miroir
    S'exprime toute l'élégance du réel en goguette
    La richesse des coeurs face aux règles du pouvoir
     
     
    October 15

    Abandono

     
     
    Dur réveil, un nouveau jour
    En parfaite antinomie de l'harmonie l'ayant précédé
    Une nuit à partager l'amour
    Pour au lendemain se trouver abandonné
     
    Qui n'a connu telle lacération
    De perdre son coeur au jour qui suit une nuit de tendresse
    De voir partir un amant sans raison
    De rechercher père, mère, amis, frères, tous absents, en détresse
     
    Mon nom en tatouage d'une lignée d'abandons
    Je suis de ceux bercés par les parvis d'église
    De pertes en deuils me manque le sens du mot pardon
    Pourtant, dans le noir, je cherche âme qui m'exorcise
     
    Je tatonne, finissant par me chercher moi-même
    Perdu dans les méandres d'une vie décousue
    J'appelle, hurle, personne ne répond "je t'aime"
    Fais une pause, hagard, adossé à un mur nu
     
    Mon regard fou cherchant en aveugle quelque solution
    Pourrait n'en voir passer la divine providence
    Le trop plein de passion portant vers déraison
    J'en viens à oublier les sources mêmes de l'absence
     
    Qui n'a connu l'abandon en mesure-t-il la chance
    Quand d'autres, force de cumul, ont la peau burinée
    Toujours se relever, faire face à l'existence
    Pour une nuit tombée, à notre tour, abandonner
     
     
    October 08

    Sans issue

     
     
    Seul face à l'aube d'un nouveau jour
    Gisant au sol à bras ouverts
    Mes veines coulent d'encre sur le sol
    Expiant mes fautes sans mot couvert
     
    Souvenirs en tête, l'oeil vers nulle part
    Regard en arrière pour un temps
    Braquant ailleurs que l'outre-tombe
    Qui nous rapproche, chemin faisant
     
    Jonche mon corps à flots perdus
    Le parquet buvant larmes rouges
    Mes sens se perdent dans les abysses
    D'un infini où rien ne bouge
     
    L'expiration est en mon dos
    Lui fait face sa soeur qui arrive
    Elles en revêtent un quotidien
    Le passeur vogue de rive en rive
     
     
    October 07

    Et si demain...

     
     
    Chaque nuit, l'heure du lit s'approchant
    La peur me prend entre ses dents
    Quelque soit le temps du sommeil
    J'appréhende une nuit sans réveil
     
    Pas un coucher n'en est exempt
    Des spasmes surviennent de temps en temps
    Sous les nerfs subissant morsure
    De cette crainte née d'une blessure
     
    Un jour, j'ai rencontré la mort
    Elle a déchirée âme et corps
    Portant un terme aux illusions
    D'une vie infinie de passion
     
    Depuis, chaque soir, sans exception
    A l'heure des rêves et des visions
    Ma peau se tend, mes sens espèrent
    Que la nuit sera sursitaire
     
     
    September 15

    Langues de Putes

     
     
    Les rumeurs de basse-cour sont à la hauteur de ceux qui les émettent
    Bruits de cancrelats dignes des fiantes qui les écoutent
    Caquetez sur les autres, coquelets et poulettes
    A défaut d’avoir une histoire, de suivre vos propres routes
     
    Vos esprits raz-de-terre sont entachés de vil
    Et à défaut de plaire, vous comblez votre non-sens
    De marque de faiblesses à chercher celle des autres en votre insubtile
    Ne trouvant pour autant en vous quelque substance
     
    Vous êtes tellement vides dans vos vies si putrides
    Exemples de déjections par excellence, face à la vie qui vous entoure
    Vous croyants si supérieurs derrières vos masques sordides
    A l’heure du bilan, votre escroquerie sera mise à jour
     
    Haut et fort, je le dis, vous n’êtes que puanteur
    Et vos langues fourchues sont gangrène en bouches de gueux
    Culs de putois pour orifices mêlant l’odeur à vos laideurs
    C’est avec grand plaisir que je tends majeur face à vos yeux
     
    Vous êtes vous mêmes risibles, autant que méprisables
    Car combien d’entre vous ai-je déjà vu ramper
    Gémir comme lavettes face à leurs vies minables
    Illusion de consistance, allez-y, médisez
     
    Sur votre tombe on lira : il ou elle a médit
    Quand celles de vos voisins seront fleuries d'abondance
    Leurs vies comblées en miroir des vôtres pourries
    Nous pisserons sur vos restes, de par nos existences
     
    September 13

    En attendant La

     
     
    Touche d'Ukraine en une nuit
    Lors d'un week-end ensoleillé
    Une peau aussi blanche que le lait
    Bien loin de Kiev comme de Paris
     
    Nouvel éphémère de ma vie
    Encore une fois aucune suite
    Appel d'échange puis une fuite
    Nulle attache, qu'il en soit ainsi
     
    L'océan pour unique témoin
    Sans sentiment, juste un échange
    Un rappel comme on se mélange
    Chacun sa route pour lendemain
     
    Touche d'Ukraine, demain c'est Split
    Peut-être Aukland, encore Beyrouth
    Je ne sais où me mène ma route
    Seule certitude, la vie m'invite
     
     
    September 12

    En post flash d'une première prise

      
     
    Recroquevillé, le corps en spasme, tout tangue, balance en un va et vient de mal-être.
    Les poumons brûlent, gonflent puis se serrent, comme hésitant entre ex et implosion.
    Les tripes ne sont plus qu’une énorme crampe, enflammées par un froid glacial enrobé de fournaise.
    La peau tendue lance une alerte à son auto-écartèlement. Elle gratte, démange, se fissure, l’esprit malade en complice, pour ne plus être que crevasse.
    Les sens s’absentent, ne laissant place qu’à la douleur irréfléchie.
    Les poings se ferment, ongles en chair, cognent sol et murs, semant en champs de béton les graines en perles d’un liquide rouge sombre. Il accompagne à perfection les flots salés, pourtant bien fades et insipides au présent, dégueulés par les pores gelés d’un corps écorchure.
    Le visage n’est plus que grimace au chevet d’un encéphale en berne.
    L’état de manque n’est qu’appel en hurlement de tout un être à l’abandon, intelligence éteinte laissant place libre à tout excès, si peu qu’une dose puisse en couler comme un sursit en veine à l’autopsie déjà prononcée d’une mort en devenir.
     
    September 06

    Péché Mignon

     
     
    Sens-tu couler en ta gorge, ce doux fluide fondu en bouche ?
    Goût sucré au débouché d'instants d'interdits plaisirs
    A l'origine, un solide sensible aux effets d'une langue
    Emprise sensuelle du sucer, à en emplir l'âme de désir
     
    Aimes-tu le dompter au gré de tes lèvres humides ?
    Sublime esquisse d'un peu plus en redemande
    Nourrier la faim d'un péché capital insaciable par définition
    Assouvir cette envie toute naturelle de suaves frissons
     
    Raconte moi, exprime toi, dis moi tes sensations
    Car je souhaite connaître ton avis sur cette passion en partage
    Cette bucale attraction flirtant avec notre déraison
    D'un amour, peux-t'on parler pour cet attrait à la succion ?
     
    Je ne puis m'en passer en ma vie de pécheur assumant mes excès
    A vouloir partager mon chemin, tu ne peux qu'adhérer à cet attrait
    Car je suis assujetti à cette délicate drogue douce
    Pour ma part, elle est au lait, en 200g d'éléphant, packagé de rouge
     
    ... ;-)
     
     
    September 02

    A Plume et A Sang

     
     
    Comme la plume de sang met du coeur à l'ouvrage
    A tatouer l'auteur tout au long de son âge
    Abreuvant sa soif de nouveaux maux à graver
    En source intarissable lui servant d'encrier
     
    Fil du temps, fil des lignes tracées en profondeur
    Se succèdent en abîmes les rides de l'auteur
    De blessures en sourires se forment les sens d'une oeuvre
    Par le biais de la plume qui jamais ne se seuvre
     
    Quelques fois, un désert vient s'inviter en pause
    Mais le sang ne demande qu'à reprendre la prose
    Et si l'auteur à sec ne dit mot pour un temps
    En manque, il reviendra déverser ses élans
     
    Car sa plume est à vif et la source en son flanc
    N'est que brèche, écorchure, vers un coeur en tourment
    Que les muses et le vide s'amusent à saigner
    Nulle chance que les lignes viennent à s'assécher
     
     
    July 13

    Au jour des allocs, argent devient liquide

     
     
    Deux heures du matin, à Toulon
    Hôtel du centre appelle l'envol
    Je sors en ville, croise les bas fonds
    Les poulets circulent et contrôlent
     
    Un bar du port stoppe mes pas
    Un verre enchaine le précédent
    Dehors, la faune saoule se bat
    Les cannettes volent, un mec s'étend
     
    Deux lascards se prennent pour gorilles
    Ayant cru entendre une insulte
    Bombent le torse, çà part en vrille
    Pathétique réflexe d'incultes
     
    Même la taulière cherche des noises
    Sens grisés par les sky nocturnes
    N'oubliant pour autant l'ardoise
    De ses clients en infortune
     
    Un coin de peuple ainsi croisé
    Imbibé de tous les excès
    Un soir d'allocations versées
    Sitôt en liquide dilluées
     
    Mon dernier verre vidé, payé
    Je m'en retourne vers un lit
    Sans m'arrêter bien qu'aguiché
    Par la rue et ses filles d'une nuit
     
     
    July 08

    Oral en ni queue ni tête

       
     
    Je suis adepte de l’oral
    Langue en parcours de texte couché
    La plume venant parfaire l’ivresse
    Et signer l’œuvre en apogée
     
    Peu académique en mes sens
    Je prends le temps de choisir mots
    Et c’est d’un cri que l’innocence
    Vient se livrer et prendre peau
     
    Langues se lient et se délient
    La mienne va et vient, puis prend corps
    Elle flirte avec les suspensions
    Ponctue en jet tous mes efforts
     
    Que de plaisirs en cette culture
    D’addiction à l’oralité
    En cette écrit, que démesure
    Libère l’esprit et laisse muet
     
    ...